Rim Harrabi
"Un amour si grand que la mort s'y noie"
Installation

Wages of Dying 1.png

“Wages of dying” en français " Un amour si grand que la mort s'y noie " est une représentation audiovisuelle expérimentale qui surgit dans l’imaginaire de l’artiste suite à l’écoute du morceau d’Akira Rabelais, récitant un extrait du poème de Galway Kinnell “Little sleep's-head sprouting hair in the moonlight”. 
En toute dextérité, Kinnell écrit ce poème à sa fille dès son réveil d’un cauchemar mettant en scène la vulnérabilité émotionnelle et physique face aux différentes dimensions de la mortalité. Rim Harrabi illustre cette appréhension accrue de la mortalité raconté à l'enfant à travers une temporalité dilatée et une atmosphère exagérée du monde chimérique “Telle une métaphore de l’attente des esprits du monde adulte cynique, voulant détruire à tout prix l’innocence et l’insouciance de l’enfance interminable du point de vue de l’enfant.” dit-elle.
Rim pose un regard sur la notion de surveillance excessive et du désir obsessionnel du parent à tout contrôler avec l'œil omniprésent illuminé tout au long par des étincelles qui illustrent l’avenir incertain de l’enfant dans ce monde monstrueux et sans issue.
Cette dualité d’angoisses respectives entre l’enfant et l’adulte est tout simplement le prix à payer de l'expérience de la vie, comme le dit Kinnell: “Le prix de la mort est l’amour”.